"Sans peur et sans reproche, flics nous voilà"-1ère partie.

 

          Vendredi 11 Mai 2012 aux alentours de midi, 150 policiers (tous en civil) se sont réunis pour réclamer de meilleures conditions de travail et apporter leur soutien à leur collègue Damien, le tueur de Noisy-le-Sec.

 

 

          Sous des drapeaux CFE-CGC, Nous nous attendions à voir des flics rageurs, virils, l'insulte au bout des lèvres... Bien au contraire de Paris, nous vîmes des individus calmes, posés, la mine déconfite. Il est vrai qu'à Lille, entre les affaires de proxénétisme, d'homophobie, de nazisme, de vol, de caisse noire, de faux et usages de faux, il est bon de s'écraser et fermer sa bouche.

http://nord-pas-de-calais.france3.fr/info/suite-des-plaintes-contre-l-ex-chef-de-la-police-73470025.html

Afin d'anticiper d'éventuels débordements policiers et de pouvoir identifier les fauteurs de trouble, 5 trublions étaient positionnés autour de la Place de la République et dans les rues adjacentes avec de quoi identifier les protagonistes. A la découverte de nos clichés, nous nous sommes aperçus que nous conaissions un bon nombre de ces individus à l'orientation politique bien à droite.

 

Ici, c'est Ludo de la B.R.A.V qui se montre en spectacle dans un reportage de TMC.

 

Ici, c'est "Frère Teuk", l'homme aux multiples caméras

 

En ce qui concerne le dispositif de sécurité, le néant total, pas un gendarme mobile. Petit privilège, les flics étaient litteralement face aux grilles de la préfecture, ce qui est interdit lors des manifestations. Voici quelques trombines de flics

 

11h45, Yohan Tourbiet et son collègue de la BIVP en mode repérage.

 

 

Pour conclure, à 13h40, le rassemblement était terminé, Pendant 1h40, les flics ont été invisibles, les passants se foutaient royalement de leur mouvement, et c'est TANT MIEUX.

 

Appel a lutter contre le mouvement de révolte en cours dans la police.

 

 

Rappel des faits : Le samedi 21 Avril 2011, un homme été abattu par la police nationale à Noisy le Sec . Selon la police, cet homme fut tué par le fonctionnaire dans une situation de légitime défense, le policier clamant qu'il était en situation de danger.

 

Le mercredi 25 Avril 2011, ce même policier, fut mis en examen pour homicide volontaire par le tribunal de Bobigny puis suspendu de ses fonctions . Suite à de faux témoignages, l'autopsie révela que la mort de cet homme fut causée par une balle tirée dans le dos et non en état de légitime défense. Un témoin présent sur les lieux indiqua qu'il s'agissait d'une course poursuite et non d'un face à face.

 

Suite à cet évènement, un vaste mouvement de fronde au sein des commissariats du 93 puis de France et des manifestations sauvages se mirent en place pour contester la mise en examen de leur collègue Damien. Certaines revendications particulièrement violentes comme la présomption de légitime défense, un véritable permis de tuer, a été mis au tableau des revendications.

 

Photo extraite du groupe-rassemblement a la DTSP 93 de policiers en colère

 

Photo extraite du groupe

 

Mais voilà Copwatch Nord-idf ne compte pas laisser prendre un mouvement contestataire au sein de la police nationale qui plus est néfaste pour la population.

 

Comme nous le faisons depuis ces dernières années, nous nous sommes specialisés dans la surveillance des résaux sociaux. Depuis une semaine nous sommes entrés sur un groupe intitulé

« Tous ensemble pour défendre le métier de policier »

http://www.facebook.com/groups/110950449040598/

 

4 flics ont été identifiés comme administrateurs et meneurs:

-Jean Michel Hanquiez

http://www.facebook.com/jm.hanquez

-Ludovic Schweitzer

http://www.facebook.com/ludo.schweitzer

-Mickael Dequin (fan de Thierry Mariani et Eric Zemmour)

http://www.facebook.com/profile.php?id=637633448

-Julien Mourat

http://www.facebook.com/julien.mourat

 

Quelques flics contestataires...

 

D'un point de vue technique, 430 policiers des BAC du 93, de Besançon, de Marseille, Neuilly sur Marne, Courbevoie, des brigades canines, des differentes DDSP, ont d'ores et déjà été mis dans nos archives. Un jeu d'enfant surtout lorsque ceux-ci s'identifient eux-memes.

 

Les flics s'identifient eux-mêmes

 

Ce groupe qui se dit apolitique comprend actuellement 9500 membres et constitue visiblement le fer de lance du mouvement en matière de communication. On y apprend une multitude de choses comme la création de groupes de travail sur la légitime défense, les négociations avec les préfectures ou encore dates de rassemblements et de manifestations sauvages.

revendications et réunions

 

Au passage, la personne assassinée est qualifiée d'enculé.

 

Ce mouvement est en réalité un mouvement de répression dont le seul but est de renforcer le pouvoir des flics afin de mater toute forme de contestations populaires. Nous constatons avec stupeur que les méthodes utilisés par la police nationale à savoir groupe de travail, manifestations sauvages, assemblées generales sont les mêmes méthodes que nous utilisons lors de nos contestations sociales et que cette police réprime allègrement avec joie et allégresse à coups de lacrymo, de tonfa et de flashball. Ce mouvement n'a rien de spontané, ni apolitique, ni social, il n'est juste qu'un mouvement mis en place par une droite dure « en perdition » et qui est prête à tout afin de renforcer les pouvoirs d'une police corrompue, violente et mafieuse avant de céder sa place.

 

http://www.alliancepn.fr/images/presse/lupourvous/27_04_2012_lpv_presomption_ld.pdf

 

Par respect pour toutes les personnes assassinées par les forces de sécurité françaises, copwatch Nord-idf lance un appel à noyauter ce mouvement et ce groupe. Notre capacité de frappe n'est pas illimitée ni surnaturelle. Nous comptons sur vous tous, victimes ou non de la police nationale à enrayer par tous les moyens cette contestation qui vise à nous détruire un peu plus.

 

Seul la lutte paye.

 

Policiers, nous vous identifierons tous un a un.

Nous serons redoutables.

Que la peur change de camps.

Ambiance raciste islamophobe et répression policière des sans-papiers en lutte : attention au conditionnement !

          La violence policière gratuite sur les sans papiers pacifiques devant le Tribunal Administratif (TA) où ils, elles ont été chargés à coups de gaz lacrymogènes, de matraques, de pieds, où ces tabassages ont conduit 6 personnes à l’hôpital. Face aux trois charges policières les sans papiers se sont assis à terre et quand les coups devenaient insupportables, ils, elles (dont des femmes en état de grossesse et des enfants) reculaient.

Pour préparer cette agression violente caractérisée de la police sur les manifestants plusieurs témoins disent avoir entendu le personnel du TA dire qu’on leur avait dit le mensonge selon lequel « les sans papiers ont cassé la porte de l’UMP et allaient envahir le TA ».

En principe la police fait trois sommation avant de charger, or d’abord à l’intérieur de l’UMP, puis face aux chants et slogans des sans papiers devant le TA, la police n’a même pas pris le temps de respecter cette règle.

Il faut croire que les « bougnoules, les bamboulas, les fourmis » (magrébins, noirs, asiatiques) dont les « civilisations ne valent pas » celle de M. Guéant n’en valent pas la peine, car tous les présents devant le local de l’UMP pour soutenir les occupants sans papiers à l’intérieur (syndicalistes CNT, CGT dont le secrétaire général de l’UD CGT, associatifs de la Ldh, du Mrap, du CA, politique de la JC, des Verts, du PCF, de la Coordination Communiste, simples citoyens, etc) ont pu constater le respect de la sommation dans toutes ses règles.

La police se permet d’empêcher l’accès au TA et au TGI aux familles et personnes devant fournir des pièces aux juges.

Les témoignages font état aussi de propos scandaleux et dangereux tenus par des policiers face aux sans papiers :

« Et Toulouse, c’est pas vous ?! », « ça me rappelle les attentats de 95 », « ah ! Ils arrivent, dommage, j’ai pas assez de cartouches », etc.

Manifestement ces policiers que l’on lâche pour faire peur aux courageux et déterminés sans papiers qui refusent la clandestinité et défient la terreur du pouvoir sont conditionnés par l’ambiance raciste fait d’amalgames créée délibérément par la stratégie électoraliste du candidat-président.

Les témoins ont relaté la scène de ce CRS qui lève sa matraque pour l’abattre sur la tête d’une dame et se rendant compte au dernier moment qu’il s’agit d’un dame non typée et d’un certain âge a cogné avec RAGE sur le vélo à côté.

Le CSP59 tout en réaffirmant que le réalisme, c’est traité les humains sans papiers en humains en recevant sa délégation déclare : les ministres, les préfets ne doivent pas oublier qu’ils sont dans le pays du massacre du 17 octobre 1961 et que donc existe les ingrédients du racisme qui peut conduire au crime.

Les sans papiers se rendent bien compte que le seul antidote qu’ils, elles ont contre le poison raciste créé par le climat nauséabond islamophobe, anti-immigré, anti sans papiers et raciste est d’agir collectivement à visage découvert en exposant leur humanité par leur visibilité.

Le CSP59 appelle les témoins qui n’ont pas l’occasion de témoigner sur les propos et attitudes de la police le fassent en écrivant au courriel du CSP59 pour que l’on prenne à témoin l’opinion publique.

Le CSP59 demande :

- la libération des 4 sur les 6 encore au CRA de Lesquin ;
- attend toujours d’être reçu par le préfet.

Communiqué du CSP59 Fait le 06/04/12

Voir le récit des évènements par La Brique ici.

—  Comité des Sans Papiers 59 (CSP59) 42 rue Bernos 59000 Lille tel : 0680575061 e-mail : csp59@wanadoo.fr infos : leblogducsp59.over-blog.com Manifestation tous les mercredis 18 h 30 Place de la République / Lille

 

source: http://labrique.net

 

 

Lille: 4 avril 2012, journée de repression et vol à la tire.

 

 

          Mercredi 4 avril 2012 avait lieu devant le tribunal administratif un rassemblement de soutien aux 6 sans papiers interpellés et placés en centre de rétention suite à l 'occupation de l'UMP du vendredi 30 mars 2012.

 

Une centaine de personnes étaient présentes lors de l'audience. Habituellement, dans ce genre de situation, les soutiens peuvent pénétrer dans l'enceinte du tribunal. Les audiences sont en effet publiques Ici ce ne fut pas le cas. Bien au contraire, le président du TA Benoit RIVAUX a souhaité que l'audience se tienne à hui clos en raison d'un trop grand risque d'occupation des locaux.

 

Les soutiens ont alors attendu de manière très posée et pacifique devant l'entrée du tribunal. Il est important de noter qu'à aucun moment il ne s'agissait d'une manifestation mais bien de personnes en tant qu'individus, groupes politiques ou comités venus en soutien à une audience habituellement ouverte à tous. Le tribunal administratif est habitué à ce genre de rassemblement surtout lorsqu'il s'agit d'affaires de licenciements.

 

Face à ces soutiens, un dispositif important de la police nationale fut déployé. Un total de 6 fourgons Renault masters étaient présents aux abords du TA. Ces fourgons appartiennent à la Compagnie Départementale d'Intervention 59 basée au Commissariat Central de Lille, bien connu pour son extrême violence, son racisme et son étroitesse d'esprit. 28 CDI ont été dénombrés. Pour rappel, Mathieu LEGLISE, l'éborgneur au flash ball de Nantes appartenait à cette catégorie d'unité, la CDI 44.

Parmi les gradés, un total de 4 hommes étaient sur place. Tous sont parfaitement connus. Les voici en photo.

 

 

Parmi eux, Yohan Tourbier de la BIVP, bien connu pour son vice et ses coups par derrière. Il est le premier à gauche.

 

C'est à 11h pétante que l'amusement commença pour la CDI 59 .Sans aucune raison apparente, et alors que la situation était parfaitement calme, une charge particulièrement violente fut menée à l'encontre des soutiens avec la bénédiction de la hiérarchie présente sur place.

 

Les sans papiers et les soutiens se font matraquer, peu importe l'age.

 

Deux catégories de personnes ont été visées.

 

D'un coté, les sans papiers venus aider leurs camarades emprisonnés. Des réflexions du type « l'affaire de Toulouse c'est vous hein »ou encore « dégage pouffiasse » leur étaient assénées. Une femme enceinte fut matraquée à terre et dut être amenée à l’hôpital. Une autre femme , avec une tension à 21, fut aussi amenée aux urgences. Elle mettra plusieurs jours à s'en remettre. Au total, 5 personnes ont été emmenées au CHR .

 

De l'autre, les soutiens filmaient l'intervention policière. La police nationale ne voulait pas de preuves de ses exactions, pas d'images, elle veut violenter en toute tranquillité. Elle s'en est donc prise de façon ultra violente à un camarade situé en première ligne filmant les actes policiers. 6 CDI et un commissaire lui sont arrivés dessus sans aucune raison. L'objectif était clair, la disparition des images, trop sensible avant une élection présidentielle. Il faut montrer une « France propre », Et pour ça les moyens y ont été mis , avec coups de pieds, écrasement de la cage thoracique, coups de poing, coups de gazeuse gratuit et pour finir non pas la destruction mais le vol de la caméra du camarade.

 

Le copain ecrasé par 3 CDI (flèche rouge)

 

 

Gazage gratuit après tabassage (flèche rouge)

 

Oui, la police n'a pas détruit mais bien volé le matériel du camarade d'une valeur de 1200 euros. Elle ne lui a jamais rendu. Complètement abasourdi, le camarade fut relâché de suite et dut être emmené aux urgences où le diagnostic suivant fut constaté à savoir :

-traumatisme crânien,

-contusions et contractures musculaires aux cervicales

-une dizaine d'hématomes sur la tête.

 

Évidemment, dans la plus pure tradition lilloise, la scène intégrale a été filmée. Elle est sans équivoque. Nous avons pris notre temps et l'identification des policiers présents fut possible sans aucune difficulté grâce aux archives que nous possédons et aux films réalisés le jour même.

 

Concernant la totalité de la charge, 23 policiers de la CDI 59 ont été identifiés. 17 CDI ont chargé les sans papiers et leur soutien, 6 ont chargé le camarade filmant avec la compassion de 2 gradés soit 8 personnes. Le gazeur, malgré sa rapidité a également été identifié grâce a des photos de 2010 comparées à celle du 4 avril 2012.

 

Le gazeur après son acte (flèche rouge)


 

Nous publierons prochainement les têtes des 23 responsables de la charge.

 

 

 

Au passage, nous avons aperçu Jean Clause MENAULT l'ancien DDSP du Nord impliqué dans l'affaire du Carlton, venu ramener sa face loin de ses anciens collègues. Rappelons au passage que MENAULT habite le quartier.

 

Nous constatons qu'au fil des mois, c'est une véritable paranoïa ambiante qui s'empare de la police lilloise. De la hiérarchie jusqu'à la simple piétaille, la police voit des caméras et des appareils photos partout. Elle devient complètement folle et se replie de plus en plus sur elle-même, Pourtant, c'est le monde qu'elle même a créée avec un fichage et une surveillance généralisée de l'ensemble de la population. Arrive t-elle vraiment à en avoir le contrôle ???

 

Depuis le mois de Janvier, des opérations de sécurisation en présence des stups, du GIPN, des CRS et de CDI ont lieu dans les cités lilloises comme à Belfort, complexe Marcel Bertrand ou encore Boulevard de Metz. Ces opérations, les CDI les connaissent bien puisqu'ils y participent. Des personnes de ces quartiers savent très bien reconnaître ces unités qui par moment prennent en chasse les scooters avec les Renault master. Une liste de nom de CDI que nous avons pu vérifier nous a été transmise. Tous ont participé aux opérations de sécurisation, Certains étaient de la partie le 6 avril 2011

 

Liste de 10 noms de la CDI 59

 

CASTELIN Jérôme

DULIEU Cedric

GOSSEY Cédric

GIL Bruno

GOGNEAUX Loic

SAVARY François

JAYET Guillaume

BOSTYN Jérôme

LEQUIEN David

MONCHEAUX Frederic

 

Maintenant, nous allons faire monter en puissance ces événements du 6 Avril. Volontairement, nous ne diffusons pas les vidéos. Bien sur elles le seront, mais comme à notre habitude, l'effet de surprise est pour nous une stratégie incontestable dans la lutte contre les forces de sécurité française. Nous ne laisserons pas le temps à la police nationale d'écrire son propre scénario. La seule question qu'elle doit se poser est : Que va t 'il se passer maintenant ?

 

Un par un nous vous identifions.

Un par un nous vous identifierons.

Nous serons redoutables.

Que la peur change de camp.

 

 

 

Message des camarades de Paris

Les camarades de Paris ne publiaient plus de chroniques depuis plusieurs semaines. Ils ont tenu à nous donner leur explication, que nous vous transmettons ici. Nous les remercions en tout cas de nous avoir permis de publier sur notre site leurs chroniques, qui ont su illustrer pendant plusieurs mois ce que nous dénonçons. Leur décision révèle encore une fois un climat de répression à l'égard de ceux qui pointent du doigt les pratiques de la police.

 

Toute notre solidarité va aux camarades copwatcheurs de Paris !

 

A Barbès, on n'a pas lâché le terrain. On y est allé.e.s quasiment toutes les semaines depuis le mois d'août, à savoir pendant huit mois. On s'y est fait des potes parmi les vendeur.euse.s et on y a vu des choses. Des choses qu'on ne voit que sur les marchés libres, ou tout au moins dans les zones ou la police fait ce qu'elle veut.

 

Ces dernières semaines, c'est la police qui ne nous a pas lâché. On a été contraint de fonctionner « à l'américaine », c'est-à-dire de manière ouverte, sans se cacher. Pourtant, ça ne nous ressemble pas de se laisser identifier pour remplir bénévolement leurs petites fiches. Si on l'a fait, c'est pour tenir le terrain, pour ne pas les laisser gagner. On ne voulait pas fuir, on ne voulait pas tourner le dos à leurs saloperies et abandonner celleux avec qui on a sympathisé, les laisser à leur sort. C'est une problématique récurrente dans les luttes : se réapproprier la rue au risque d'être tous fiché.e.s ou y renoncer et leur laisser le champ libre...

 

Nous on croit en notre pouvoir de nuisance. Ils harcèlent les pauvres, on les harcèle. A Barbès on l'a fait parce qu'on ne risquait pas grand chose. On ne faisait qu'observer les flics, couvert.e.s par leur loi, celle qui dit qu'on peut les filmer dans le cadre de leur fonction. Alors on les a filmé. Et régulièrement, on a entravé leur sale boulot, en les tirant par le bras, en prévenant les vendeur.euse.s, en les remettant en question publiquement. Ça nous a valu des contrôles, plusieurs fois, pendant trois quarts d'heure à chaque fois. Un temps précieux pendant lequel ils foutaient la paix aux vendeur.euse.s.

 

Mais la situation évolue. Ils ont changé leurs tactiques. Ils ne frappent plus, ils n'arrachent plus, du moins pas quand on est là et qu'ils le savent. Les copain/ines vendeur.euse.s nous disent qu'en notre absence ils se lâchent. La situation est devenue loufoque : ils savent qu'on est là, mettent leurs brassards, montrent leurs cartes de police et servent du « bonjour monsieur, bonjour madame » aux personnes qu'ils agressent d'habitude. Et il est même arrivé qu'ils nous prennent pour témoin devant les gens, souriant à l'objectif et déclamant des conneries visant à nous faire passer pour des abruti.e.s.

 

Mais là on en a assez, assez de voir leurs tronches, assez de supporter leurs insanités et leur contrôle permanent. On a atteint nos limites. Barbès est une zone totalitaire, à trop y rester on finira par s'y perdre. Et puis heureusement, les gens qui y vendent n'y vivent pas, alors on les rencontre ailleurs.

 

Alors que le Conseil de Paris (par le biais de Pierre-Yves Bournazel et Roxane Decorte notamment) s'apprête à accroître les contrôles policiers sur Barbès, nous pensons qu'il est temps pour nous de quitter ce terrain ou de changer nos modes d'actions. A vrai dire, face au fascisme jusqu'alors rampant et qui se tient désormais bien droit, nous pensons qu'il ne reste plus qu'à s'insurger, à prendre les armes...

 

Les veilleur.euse.s des marchés libres

 

 

 

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